J'entendais plus vraiment cette voix familiere qu'est la tienne, j'entendais plus les cris joyeux des gens derrière moi, j'entendais juste, encore et encore cette voix, cette phrase que tu repettais. Je crois bien, qu'enfaite tu ne l'a repeté pas, non, elle tournait en boucle dans ma tete, encore, encore, toujours, et encore...
J'avais froid à la main, la main gauche si je me souviens bien, l'autre pendais à mon bras, comme une chose inerte, cette chose c'etait moi.
Mes yeux gonflaient, rouges, comme si j'était enervée, tellement que mes yeux en sortiraient de leurs orbites..
Mais non, je n'avais que l'envie de pleurer au fond de moi, le paysage etait froid, et mon oxygene sortant de ma bouche devenait buée. Passait à coté de moi, voiture, et voiture, j'avancais, sans vraiment savoir où, et je me suis retrouvée dans cette rue, sans vraiment savoir comment, te repetant encore ce mot "Viens", je t'en supliais, supliais oui, t'en supliais vois tu ?...
Plus aucun bruit, juste ta voix qui resonnait encore et toujours, te laisser, partir, rester, t'oublier, te garder, partir, que faire oui, tu n'es alors plus heureux ...
Et puis etait venu le moment ou je n'entendais plus les voitures qui passaient, je n'entendais plus les gens rigoler...
Et tu sais, quand tu me parlais Mon Amour, tu sais, je crois que j'aurai tout donné pour que là, oui là, une voiture passe..